DANIEL KIEFFER

L'HOMME EMPOISONNE

Cures végétales pour libérer son corps et son esprit

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  • L'Homme empoisonné, c'est la femme, la famille, c'est chacun d'entre nous, et même notre planète, qui souffrons de mille pollutions

    Notre corps, aujourd'hui, doit combattre sur tous les fronts : stress, anxiété, sédentarité, eau et air pollués, toxines, vitesse, aliments dévalués, sauces, tabac, alcool, tranquillisants, somnifères, préparations industrielles, boissons gazeuses, hormones, radiations, etc.

    Jamais dans l'histoire de l'humanité nous avons tant exposé notre bien le plus précieux, l'harmonie avec les éléments, à un si vaste déluge d'agressions. La plupart des maladies contemporaines n'existaient pas il y a un siècle ! Daniel Kieffer réconcilie la tradition et la recherche scientifique de pointe pour dénoncer nos habitudes alimentaires, nos carences de comportements induites par la vie dans nos cités, et nous propose des solutions alternatives. Savez-vous qu'il existe des techniques de profonde remise en forme par les végétaux ? Des plantes anti-stress ?

    Grâce aux cures de désintoxication, plus savoureuses et originales les unes que les autres, détaillées dans cet ouvrage, chacun de nous pourra retrouver l'équilibre avec la complicité de son « médecin intérieur » en un véritable « ressourcement ». C'est l'art de l'Hygiène Naturelle et de la Naturopathie.

    Daniel Kieffer est le fondateur du Collège Européen de Naturopathie Traditionnelle Holistique et le créateur de cet enseignement original. Universitaire (Lettres, Psychologie et Sciences de l'Education), il a fait sur lui-même l'expérience de presque toutes les médecines « douces depuis 1965, et a complété ses formations naturopathiques par des études d'aromathérapie, musicothérapie, iridologie, techniques manuelles, biothérapies, notamment à Saarbrück (Heilpraktiker en 1985).

    Chargé déformation au EESNQ du Québec et à l'Université Paris XIII (Sciences de l'Education), il est aussi l'auteur de NATUROPATHIE, LA SANTE POUR TOUJOURS et du GUIDE PERSONNEL DES BILANS DE SANTÉ- ainsi que de planches murales naturopathiques et coauteur d'ouvrages de nutrition et de biothérapies.

    Il préside l'Association - "Objectif notre santé" qui encadre ses compétences et publie un journal de naturopathie. Il est président de la Fédération Nationale FENAHMAN.

     Grancher 73 0221 9 prix: 140 FF ou 21,34 , pages 147 ff


    Chapitre IV

     

    1 - BIENFAITS DU JEUNE ET DES MONODIETES


     

  • A - UN PEU D'HISTOIRE
  • Le jeûne est une méthode de désintoxication et désintoxination traditionnelle, souvent associé à une purification religieuse, sacrificielle, sacramentelle, mystique ou cérémoniale. L'Egypte, l'Inde, le Tibet, ou plus près de nous, l'Orthodoxie chrétienne ou la culture Musulmane pratiquent régulièrement le jeûne.

    Les perses, selon Hérodote, tenaient leur vitalité et leur endurance de ne faire qu'un repas par jour et de s'abstenir de toute viande. Les Spartiates entraînaient leurs enfants par des jeûnes progressifs pour les «aguerrir». Les soldats Romains jeûnaient une fois par semaine. Les Hounzas pratiquent plusieurs semaines de jeûne rituel par an. Avicenne, fameux médecin et philosophe iranien, prescrivait des jeûnes de 3 à 6 semaines à ses malades.

    Les grandes Médecines traditionnelles ont toujours fait grand cas de cette méthode hygiénique (préventive) ou curative (thérapeutique).


    «Quand le corps est chargé d'humeurs impures, faites-lui supporter la faim : elle dessèche et purifie » conseillait Hippo-crate.

     

    Au XVIIe siècle, le Dr. Hoffman écrit «Description des résultats magnifiques obtenus par le jeûne dans toutes les maladies».

    Au XVIIIe siècle, c'est le Prêtre-Médecin Bernard de Malte qui utilise à nouveau les jeûnes longs de trente jours, accompagnés de pratiques naturistes (oxygénation, ensoleillement, végétarisme...)- Le Dr Nicolaier faisait de même sur ses malades.

    Voici plus d'un siècle, c'est le médecin nord américain E.H. Dewey qui répand les bienfaits curatifs des jeûnes courts ou longs (aljant de 3 à 5 semaines). On peut lire dans la préface de son ouvrage majeur Le Jeûne qui guérit '10 :

    (...) embrumé dans les superstitions médicales, l'auteur a fini par acquérir la conviction que seule la nature guérit la maladie. (...) Chaque ligne de cet ouvrage a été écrite avec la conviction que la nourriture imposée aux malades et les drogues agressives pour l'organisme sont des pratiques professionnelles admissibles aux époques de barbarie, mais indignes à l'âge où nous vivons ».

    C'est son élève, Miss Linda Hazzard qui a encore affiné la méthode de son maître, allant jusqu'à diriger des jeûnes de 75 jours... ! Soit dit à sa décharge, les quatorze malades décédés, sur plus de mille traités, avaient été pris en charge dans des situations lésionnelles gravissimes.

    En Suisse, c'est Fr. Von Segesser, médecin de l'établissement de cure de Degersheim, qui perpétua les pratiques de jeûne au début de ce siècle. En Allemagne, nation des Heilpratikers (Praticiens de Santé non médecins et auxiliaires parfaitement reconnus), ce furent les travaux de Riedlin, Môller, et Linder.

    A Paris, les Drs Guelpa et Jean Frumusan conseillaient au même moment de petits jeûnes répétés souvent. Mais il fallut attendre 1927 pour que le grand Berthollet, médecin suisse, rédige un monument sur la question (à l'époque où Shelton faisait de même aux Etats Unis). Ses jeûnes étaient individualisés, longs ou brefs, et associés à des lavements et régimes diététiques. Quant au fameux Dr Paul Carton, grand disciple d'Hippocrate, il préférait les cures saisonnières et les monodiètes aux jeûnes proprement dits.

    Pour le Docteur Lutzner (RFA): «jeûner c'est un mode de vie prescrit par la nature (l'animal malade jeûne spontanément, se met au repos, et a même parfois recours à des purgations ou des bains de boue salutaires. NDLR). Jeûner, c 'est un comportement d'homme indépendant, libre en son corps, son âme et son esprit. Le jeûne procure une perte de poids, un décrassage général, l'élimination des déchets venus de notre environnement polluant ou de stimulants accumulés, une peau neuve, et un nouveau tonus physiologique et psychologique. »124

  • B - CE QUI SE PASSE DURANT LE JEUNE
  • «Les quatre cinquièmes des maladies sont dus directement ou indirectement aux produits toxiques provenant des fermentations et des putrescences gastro-intestinales causées par des excès alimentaires ou plus fréquemment encore, par une alimentation irrationnelle. Le jeûne est la méthode souveraine de recouvrer alors la Santé. »

    Dr Guelpa

    La physiologie du jeûne131 est aujourd'hui bien connue et confirme en tous points le bon sens populaire ou la sagesse des Anciens.

    Jeûner, c'est mettre au repos le corps. Sans plus d'effort digestif, ni mécanique, ni sécrétoire, ni nerveux, l'organisme peut librement économiser une quantité insoupçonnable d'énergie, et la consacrer aux émonctoires (purifications, éliminations, filtrages), et aux réfections tissulaires (régénération, normalisations métaboliques). Voilà tout le secret du jeûne : Utiliser intelligemment une énergie libérée de la table au profit de la santé. (Un repas «normal» élève la dépense basale de 30 %, soit près de 300 calories, uniquement par la mise en fonction des organes mécaniques et sécrétoires digestifs).

    Plus précisément, on associe le jeûne à une « autophagie », une véritable « autolyse ». Cette autolyse, (à ne pas confondre avec l'« autolyse psychiatrique » qui est une définition du suicide !) détruit, (= dissout, digère, oxyde) les tissus dans l'ordre exactement inverse à leur qualité. Déchets et surcharges sont donc éliminés en priorité, selon les « Secrets et sagesse étonnante du corps» comme disait le grand Dr Salmanoff. 125' 126' 127

    Priver le corps de nourriture c'est le priver de calories. Or, même au repos, notre métabolisme consomme impérativement de l'énergie (environ 1 200 à 1 500 calories / 24 heures). Une fois les quelques sucres disponibles épuisés, il faut bien aller chercher dans les «réserves» que sont les graisses, les tissus musculaires... mais aussi bien les kystes, lipomes, dépôts de cholestérol, rumeurs et autres surcharges excédentaires pathologiques. Ce processus se poursuit de longs jours durant.

    De plus, les émonctoires ne cessent pas pour autant de fonctionner.

    Si l'intestin s'immobilise presque, il n'en reçoit pas moins encore des sels biliaires (le foie se «réjouit» de ne plus recevoir de toxines alimentaires à neutraliser mais filtre toujours le sang et libère sa bile), et les déchets métaboliques déversés par sa muqueuse intestinale. Cette dernière se régénère profondément (desquamations de l'épithélium intestinal muqueux, pour une fois libéré d'autres matières de passage). Les reins filtrent toujours le sang, et il est spectaculaire d'analyser les urines d'un jeûneur, tant elles sont chargées de toxines et toxiques !). Les poumons, bien évidemment poursuivent leur travail d'échange gazeux, et peuvent mieux participer encore au grand travail d'oxydation des surcharges. Quant à la peau, elle reçoit également une grande quantité de poisons à gérer, et les odeurs corporelles en témoignent vite, croyez-moi !

    «L'organisme n'ayant pas à assimiler, peut se consacrer uniquement à ses fonctions d'élimination et de régénération. »

    DrRibollet128

    On assiste donc à un fabuleux travail de recyclage, non seulement inversement proportionnel à la qualité vitale des tissus - les organes nobles ne sont pratiquement pas auto-lysés après 40 jours de jeûne -, mais témoignant également d'une «remontée dans le temps» souvent spectaculaire: les surcharges se trouvent en effet peu à peu libérées et éliminées des plus récentes aux plus anciennes...

    150

    Ainsi, il n'est pas rare de revivre quelques symptômes cardiaques si, plusieurs années auparavant, on avait été soumis à un traitement pour le cœur. De même, de très nombreux témoignages évoquent des odeurs corporelles (haleine, selles, urines, sueur) correspondant à des périodes du passé où avaient été consommés des aliments riches en molécules aromatiques (Molécules de Maillard) telles que café, cacao, charcuteries braisées, ou tabac. Ces expériences prouvent donc, si besoin était encore, que, d'une part, une quantité non négligeable de particules toxiques alimentaires est emmagasinée dans les tissus profonds et généralement graisseux de l'organisme, et, d'autre part, que le jeûne - ou les cures diététiques, monodiètes assez longues, cures passagères instinctivores ou crudivores - sont capables d'extirper des tissus ces vieux enkystements et dépôts accumulés.

  • C - LES DANGERS PHYSIOLOGIQUES DU JEÛNE
  • Depuis les travaux précis et complets réalisés sur des jeûneurs en 1912 à l'Institut Georges Carnegie, jusqu'aux travaux modernes effectués par l'américain H. Shelton, les équipes des grands nutritionnistes français les Drs J. Trémo-lières, ou J. Apfelbaum, ou encore à la lumière des recherches liées aux travaux des nombreuses thèses de Doctorat en Médecine publiées à ce jour, nous pouvons affirmer que le jeûne correctement conduit n'est pas une mise en danger de notre santé, bien au contraire 121,129,130,131,132,I33,134,135,136

    • Le jeûne, vécu dans de bonnes conditions climatiques et psychologiques, s'étalant, sous la surveillance de praticiens spécialisés, de trois jours à quarante jours selon les individus, n'affecte aucunement la santé.
    • Nous n'envisagerons ici que le jeûne hydrique (consommation exclusive d'eau pure, voire de tisanes) à l'exclusion des jeûnes «secs» où l'on se prive aussi de liquides. Ces derniers demandent une grande vigilance et sont bien plus éprouvants sur le plan biologique et émonctoriel.
    • La formule sanguine ne montre pas de signe pathologique en fin de jeûne.
    • L'hypothermie est constante chez les jeûneurs (baisse des dépenses et ralentissement thyroïdien habituels).

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  • Les pertes de poids varient considérablement selon les
    sujets.
    • Les pertes pondérales touchent les sucres disponibles (glycogène) et de l'eau les tous premiers jours de jeûne, puis des protéines (muscles) et un peu de lipides, puis beaucoup de lipides et un peu de protéines.
    • L'analyse des sécrétions ou excrétions (selles, urines, sueurs, crachats) témoigne de l'intense activité émonctorielle engagée.
    • Les capacités intellectuelles ne sont pas affectées, bien au contraire.
    • Les populations lymphocytaires immunocompétentes semblent souvent améliorées, évoquant une stimulation positive des
      systèmes défensifs: s'y ajoutent l'activation du thymus, facteur non négligeable, parfois de l'interféron, une phagocytose par
      fois majorée, des IgG, IgA et IgM parfois augmentés, ainsi que l'activité bactéricide des monocytes et celle des Natural Killer -
      cellules anti-cancer.
    • Les taux de zinc bio-disponible augmentent nettement et régulièrement chez les jeûneurs : or, l'importance de ce métal
      n'est plus à démontrer sur les plans de l'immunité, de la protection anti-radicalaire, de l'équilibre cutané, thymique, hypophy-
      saire, pancréatique, gonadique, neuro-psychique, etc.
    • L'entraînement du jeûneur améliore constamment ces résultats positifs, évoquant que le « stress» du jeûne est mémorisé
      parfaitement et de mieux en mieux géré métaboliquement.
    • Si des jeûnes très longs conduisent à une autolyse de presque toutes les graisses, et à celle des deux tiers des masses
      musculaires, le cœur ne perd que moins du lOème de sa masse (surtout les surcharges lipidiques, car le muscle cardiaque ne
      libère jamais ses protéines pour en faire des sucres - néoglucogénèse), et le cerveau, lui, ne perd que moins du 30ème de son
      poids (pour d'autres auteurs : 0,2 %).
    • Une perte d'appétit est constamment éprouvée entre le 2e et le 3e jour de jeûne.
    • Une amélioration (subjective?) des fonctions sensorielles est rapportée régulièrement: ouïe plus fine, odorat plus sen
      sible, vision plus « subtile »..
    • Les craintes communes de carences vitaminiques, minérales et oligo-élémentaires semblent devoir s'évanouir devant les résultats scientifiques : la quasi intégralité de ces substances catalytiques étant préservée jusqu'en fin de jeûne !
    • Le retour à la « vraie faim », expression hygiéniste consacrée, correspond semble-t-il à un épuisement complet des réser
      ves énergétiques du jeûneur, et se manifeste par un appel impérieux et incomparable d'aliments. Elle apparaît souvent
      autours de 4 semaines de jeûne. (Le passage biblique : « Après 40 jours et 40 nuits il eût faim », concernant le jeûne de Jésus-
      Christ dans le désert, est souvent évoqué symboliquement à ce sujet.)
    • Si l'on peut effectivement parler d'une plus grande fatigabilité durant le jeûne, les grands épuisements et asthénies ne se
      rencontrent que chez les jeûneurs forcés (privations, tortures) ou stressés (jeûnes politiques). Dans tous les autres cas, il est
      habituel de conserver des activités douces et normales (marche, activités artistiques, yoga adapté).
    • Des centaines de témoignages de jeûneurs et de praticiens les ayant accompagnés confirment la puissance curative de la
      méthode sur des pathologies aiguës, chroniques, voire dégénératives. Une très abondante littérature vient étayer ces propos.

    « Ces jours-là, mets plus de soin que de coutume à ta toilette et plus d'élan à tous tes actes (...) Soutiens la longue journée à bout de bras, et ne te laisse retomber que sur ta couche nocturne. Pourtant la fièvre ne te quittera pas de sitôt : tu dormiras aussi mal qu'après un repas trop copieux. Mais au matin tu seras surpris de te retrouver exempt de sommeil et de faim, de te lever avec les oiseaux, en pure et parfaite jubilation ! »

    Lanza del Vasto (in Principes et préceptes du retour à l'évidence Ed. Denoël 1979)

    Les véritables dangers du jeûne sont essentiellement liés à des expériences non accompagnées par des praticiens expéri
    mentés, à de mauvaises conditions climatiques (trop froid ou canicule), psychologiques (grèves de la faim, profils phobiques
    ou névrotiques alimentaires, conflits avec les proches...), ou à un «fanatisme» trop souvent rencontré encore aujourd'hui dans les
    milieux hygiénistes ou naturopathiques.

    Ce fanatisme, essentiel à reconnaître à nos yeux, fait confondre les mécanismes d'expression centrifuge du jeûne (« crises curatives », phénomènes d'élimination parfois spectaculaires ou désagréables) et des symptômes pathologiques d'épuisement ou de lésion organique. Bien des jeûneurs sont décédés de cet excès de zèle et non du jeûne.

    Mais attention ! Il faut être particulièrement vigilant et attentif à tous les petits symptômes observables au cours du jeûne pour discerner la phase positive du jeûne, où les forces vitales travaillent de concert pour purifier et régénérer l'organisme (le potentiel énergétique est croissant), et la phase négative du jeûne, où les forces s'appauvrissent et ne peuvent plus assumer ce travail (le potentiel énergétique est décroissant). Ici doit intervenir la reprise alimentaire progressive. Poursuivre le jeûne à ce moment, c'est s'abandonner à une autolyse péjorative, une expérience de survie dangereuse et stupide.

  • D - CONTRE-INDICATIONS DU JEÛNE

    Elles sont absolues ou relatives.

    • contre-indications «absolues» au jeûne:

    • diabète maigre ;
    • grossesse (au delà de 24 heures) ;
    • malades épuisés, dévitalisés, grands sous-vitaux annergiques ;
    • peur du jeûne (phobies alimentaires ou morbides, contraintes) ;
    • malades sous médications chimiques lourdes (par potentialisation des médicaments et iatrogénicité incontrôlable +++) ;
    • myopathies ;
    • néphropathies (insuffisances rénales vraies) ;
    • cancer et toutes maladies lourdes si le potentiel énergétique est péjoratif (pas assez de force vitale, pas d'auto-guérison).
  • • contre-indications « relatives » au jeûne :
    • hypotension artérielle non chronique ;
    • maigreur installée (bien que de petits jeûnes aient stimulé des reprises de poids) ;
    • névroses dépressives, névroses anxieuses, boulimie, anorexie ; travailleurs de force ;
    • cirrhoses évolutives ;
    • tuberculose évolutive.
  • E - LES «CRISES CURATIVES» Troubles aigus, chroniques et lésionnels
  • Pour le Praticien de Santé-Naturopathe, comme pour toutes les écoles hygiénistes, la maladie, au sens habituel du terme, est une bénédiction !

    En effet, les symptômes ou signes cliniques qui inquiètent souvent les patients et leurs médecins, sont en fait l'expression biologique (« bios » = la vie + « logos » = langage) d'une intelligence interne : l'homéostasie. Qu'on nomme ce processus Médecin Intérieur comme le faisait Hippocrate (la Natura Medicatrix), ou Principe Directeur (pour les Naturopathes), il s'agit toujours d'un même processus régulateur s'exprimant dans le sens de la santé.

    Or, plus la force vitale est grande, plus spectaculaires sont les symptômes : c'est le trouble aigu, accompagné souvent de fièvre, d'éruption, vomissements, diarrhées, urines chargées... sur le prototype des maladies infantiles bien connues. Les signes sont très «centrifuges» (du centre vers l'extérieur). C'est la «psore» des homéopathes.

    Quand la force vitale décroît, les symptômes sont plus discrets : c'est la « maladie chronique », sur le modèle d'une sinusite chronique, d'une bronchite chronique, ou d'un rhumatisme chronique. Les signes sont en faveur d'une manifestation moins centrifuge.

    Enfin, lorsque la force vitale est insuffisante, les symptômes d'élimination sont nuls, la maladie réelle s'installe : c'est le stade lésionnel. Le phénomène est passé de centrifuge à centripète. Tableau des cancers, Parkinson, scléroses en plaques, lésions pancréatiques, hépatiques, rénales... souvent irréversibles. C'est la « sycose » des homéopathes.

    Durant le jeûne, la force vitale s'orientant prioritairement vers des manœuvres d'élimination, il faut donc s'attendre à des signes parfois spectaculaires et troublants. Ces signes, sachons-le, sont proportionnels à la force vitale disponible et aux surcharges accumulées.

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    • Signes habituellement observés :

    - céphalées, migraines ;

    - haleine chargée, voire fétide et fécale;
    - urines foncées, malodorantes;

    - palpitations, tachycardie ;

    - vertiges, étourdissements, lipothymie ;
    -sueurs profuses ;

    - boutons, éruptions ;

    - fébricule (petite fièvre) voire épisodes aigus ;
    - production de mucus et crachats ;

    - douleurs hépatiques, « crises de foie »;

    - nausées, vomissements ;

    - glaires intestinaux, selles putrides ;
    - etc.

    Plus la vitalité est grande, plus grandes sont les crises. Plus les surcharges sont importantes, plus importantes aussi seront les signes d'élimination et plus rapide sera l'auto-guérison.

    Rassurez-vous toutefois, jamais tous ces symptômes ne sont
    cumulés chez le même jeûneur !

  • F - LES SIGNAUX D'ALARME
  • II s'agit ici de discerner les signes évocateurs d'une «a-larme» biologique, les «alertes rouges» se signalant au cours d'un jeûne, et témoignant soit d'une mauvaise estimation du rapport surcharges / force vitale, soit d'un encombrement émonctoriel lié à un débordement toxique violent, soit d'une limite physiologique atteinte dans l'expérience du jeûneur. Nous retiendrons :

    • l'insomnie persistante (au-delà de deux nuits) ;
    • les hallucinations, voire les délires (anciens drogués, anciens médiqués de la sphère neuro-psychique...) ;
    • l'hypotension artérielle aiguë (< ou = à 8 pour le chiffre systolique) ;
    • des bouffées d'angoisse vraie (sueurs, boule à la gorge, palpitations, sensation de mort imminente) ;
    • crise d'acétone. L'acétone est un toxique produit lors de la combustion des graisses pour obtenir du glucose. L'haleine sent
      alors l'éther (la «pomme de Reinette»). Certains auteurs modernes encouragent à poursuivre le jeûne. Cela nous semble dangereux loin d'un centre de... réanimation ! ;
    • crises de tétanie répétitives ;
    • arythmie, tachycardie rebelle (surtout chez d'anciens malades du cœur ou du rythme) ;
    • anurie (blocage rénal) ;
    • incapacité à se tenir debout et marcher.
  • Nous estimons stupide de forcer des jeûnes au delà de ces évidences physiologiques. Jeûner alité, c'est médicaliser et artificialiser une expérience hygiénique naturelle.

    G - PRÉCAUTIONS / PRÉPARATIONS

    On ne prévoit pas la durée de son jeûne : c'est l'organisme qui décidera.

    Toutefois, il est habituel de se préparer à des jeûnes dits «courts», (de 1 jour à une semaine), «moyens», (d'une semaine à quatorze jours), ou « longs », (au-delà de deux semaines).

    Retenir ces quelques règles d'or nous semble indispensable :

    • Pour un jeûne - type de 3 jours :

    • toujours vider l'intestin la veille d'un jeûne, par une purgation légère (sauf colite) à la «casse», ou à l'aide de l'une des
      mille spécialités douces et végétales disponibles dans le commerce (nous conseillons à cet usage l'excellent Axarola de chez
      Super Diet, ou l'équivalent L.D. de chez Diétacaron) ;
    • préparer l'assainissement du tube digestif en ne prenant la veille du jeûne qu'une «bouillie cellulosique» (terme de
      P.V.Marchesseau), c'est-à-dire une soupe de légumes verts bien cuits faisant usage de balayage fibreux (endives, blettes,
      haricots verts, fenouil, céleri branches, salade cuite) ;
    • pratiquer une petite « douche rectale » matin et soir. Il s'agit d'injecter dans le rectum environ 300 ce d'eau tiède
      légèrement salée. Cette eau ne se gardera pas, mais sera immédiatement évacuée. Son rôle est de vider le rectum et de pro
      voquer un appel réflexe de matières. Ce n'est pas un lavement. Utiliser une simple poire rectale (type Marvel). Uniques contre-
      indications de la douche rectale : hémorroïdes aiguës, tumeurs rectales ou anales, fistules rectales ou fissures anales, cela tombe
      sous le sens ; s'assurer que l'ambiance psychologique et écologique est favorable à l'expérience du jeûne. Jeûner en conflit avec ses
      proches ou son médecin, des soucis financiers plein la tête, en hiver, en plein Paris... relève de l'absurde ;
    • ne consommer alors que de l'eau pure, et / ou des tisanes légères (aidant à la diurèse par exemple), à raison d'un bon litre
      et demi par jour, et plus si le besoin se fait sentir ;
    • s'occuper, à l'heure des repas notamment, pour dévier les premiers réflexes (très pavloviens). Lectures, promenades oxy
      génantes, créations artistiques, gymnastique très douce, bains (37 à 39°C maximum), massages relaxants, contacts avec la
      nature, méditation, prière... chacun trouvera intuitivement bien vite la «couleur» de son jeûne.

    Évoquer ici les protocoles de jeûnes plus longs sortirait du cadre de cet ouvrage et risquerait d'inviter le lecteur audacieux à des expériences nécessitant l'accompagnement d'un thérapeute compétent rompu à ces méthodes.

    Se souvenir que des jeûnes courts et répétés sont bien plus utiles et agréables que de longs jeûnes héroïques et périlleux. Laissons les longs jeûnes aux bien-portants, dans le cadre d'une recherche spirituelle ou religieuse.

    H - LA SORTIE DE JEÛNE ET LA REPRISE ALIMENTAIRE.

  • Les mots-clés en sont : PROGRESSION et vigilance.
  • Progression, car il ne s'agit pas de gâcher le beau travail acquis lors du jeûne. Se précipiter sur des aliments inappropriés (viandes, fromages, jus d'agrumes...) a pu occasionner des troubles gravissimes chez des individus sortant de jeûnes longs : L'apport et la concentration toxinique (viandes, charcuteries), ou la violente modification de la flore intestinale (fromages), ou encore, cas très fréquent, le passage hyper rapide de jus de fruit dans le sang entraînant avec lui une part des déchets très toxiques accumulés dans le tube digestif... sont de tristes expériences à ne pas renouveler.

    Vigilance parce que le jeûne a transformé le tube digestif en véritable cloaque putride. Même si l'on a limité ces effets physiologiques par la «bouillie cellulosique», les «douches rectales» et la purgation, il convient à présent de balayer à nouveau doucement le tube digestif encombré. Une nouvelle journée, donc, de légumes verts bien cuits et aromatisés s'impose. C'est notre reprise alimentaire la plus conseillée. Après un jeûne d'un seul jour (hygiénique et hebdomadaire par exemple), un seul repas «vert» suffira.

    Puis, peu à peu, seront introduits des jus de légumes crus et frais, à très petites doses, et éventuellement dilués et bien in-salivés. Des graines de blé germé frais peuvent aussi être mastiquées et recrachées (les principes nutritifs et revitalisants sont pris, et les fibres irritantes non avalées). Enfin, après deux jours d'alimentation dite « hypotoxique », les habitudes normales (et saines si possible !) sont reprises.

     

    Plus le jeûne est long, plus longue est la reprise: pour une semaine de jeûne, on estime la reprise alimentaire à près de deux semaines.

    I - LE JEÛNE ET HOMME «TOTAL»: HYGIÈNE HOLISTIQUE APPLIQUÉE

    Quelques mots s'imposent encore pour situer correctement l'expérience du jeûne dans le cadre de notre Naturopathie Holistique. '

    Si la physiologie du jeûne et des monodiètes est bien clair sur le plan physique, d'autres règles président à la bonne hygiène des autres « corps » ou « plans » qui nous constituent.

    Voici en quelques éléments succincts les clés essentielles à cette physiologie subtile.

  • a) PLAN PHYSIQUE DURANT LE JEÛNE
  • Le corps autolyse ses réserves et ses surcharges. Il se purifie. Des «crises curatives se produisent». L'énergie vitale croît puis décroît.

    b) PLAN ÉNERGÉTIQUE (appelé aussi, éthérique ou
    vital)

    Ce plan, porteur de la vitalité et des énergies circulantes (dont les méridiens de l'Acupuncture par exemple) est scientifiquement considéré aujourd'hui comme un «corps quantique», indissociable du physique qu'il nourrit, régénère et maintient en état fonctionnel.

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    La rate, organe central pour ce « corps énergétique », se décongestionne. Les circuits biologiques sont plus libres (les praticiens de Médecine chinoise traditionnelle le confirment à la prise des «pouls chinois»).

    Toutes les fonctions qui sont sous la dépendance de nos «champs morpho-génétiques» (c'est une autre appellation scientifique de ce plan vital) se régénèrent : mémoire, cicatrisation, immunité, etc.

    Des « crises curatives » se produisent aussi sur ce plan : les déchets et surcharges concernés ici étant d'ordre subtil, liés à ce que la médecine indienne nomme les «nadis» (fins canaux d'énergie) ou les «çakras» (centrales énergétiques en correspondance avec les plexus nerveux). Les «miasmes» de ces circuits sont chassés alors par le souffle, la sueur, et partiellement par les urines et les selles.

    Or, faute d'apport énergétique alimentaire, l'organisme doit puiser à d'autres sources : d'où l'intérêt de la culture respiratoire durant le jeûne, des recharges auprès des grands arbres, des contacts vitalogènes pieds nus sur la terre ou la rosée, ou la lumière positive du soleil levant...

    Économie d'énergie signifie aussi économie d'énergie sexuelle : les « gros » câlins seront pour plus tard. (On sait combien la médecine taoïste, tibétaine ou ayur-védique considère le sperme comme une quintessence d'énergie vitale précieuse !)

    c) PLAN ÉMOTIONNEL (appelé aussi affect ou-« astral »)

    Ce «corps du désir» comme le nomment les médecins an-throposophes ou rosicruciens est en fait l'ensemble de nos émotions, désirs et sentiments, donc une part de notre psyché. Lui aussi se purifie durant le jeûne. Ses émonctoires naturels sont les rêves, mais aussi les larmes, les rires, les cris, etc.. Les «surcharges» accumulées sur ce plan sont liées aux stress: contrariétés, frustrations, refoulements, et autres peurs et « miasmes » bien connus des psychothérapeutes (et des homéopathes). La médecine hermétique évoque les viandes, l'alcool, le café, les sucres ou les parfums comme autant de sources de pollutions sur ce plan...160

  • Tous les jeûneurs peuvent témoigner des «remontées» émotionnelles (émanant du « ça » freudien), sous la forme de « crises curatives» telles que phobies, obsessions boulimiques, sexuelles, hallucinations, crises d'angoisse et autres troubles semblant surgir de la cave obscure du subconscient.

    Là aussi, comme sur le plan physique, les phénomènes troublants seront proportionnels à la force vitale de ce plan (tempéraments de feu, plus passionnels ou Imaginatifs, plus perméables aussi émotionnellement) et proportionnels aux « surcharges » accumulées ! Si le « sur-moi » est affaibli (c'est le grand censeur, le garde-fou de tous nos fantasmes et interdits), il faut alors s'attendre, à l'occasion de jeûnes moyens ou longs, à des crises émotionnelles bien éprouvantes parfois. Rien de dangereux toutefois dans des conditions harmonieuses, mais attention, une fois encore, aux expériences déjeune «sauvage», en ville, dans un quartier«chaud»... !

    Privé de « carburant » lui aussi, (il affectionne tout particulièrement les sucres et les douceurs...), le plan émotionnel («astral») dont nous parlons va en chercher d'autres dans son environnement vibratoire : la nature a horreur du vide, c'est bien connu. Des choix devront alors être effectués avec la plus ; grande vigilance, car, de même qu'il existe plusieurs qualités de . sucre (du sucre blanc raffiné au miel, en passant par les sucres lp complets et les fruits), il existe aussi plusieurs qualités de cor-îl respondances dans le monde invisible mais bien réel des désirs, | f sentiments et émotions !

    C'est ainsi que l'on comprend mieux l'importance d'un environnement harmonieux pouvant nourrir ce plan durant le jeûne

    par des émotions artistiques ou spirituelles, des sentiments de confiance, des témoignages de tendresse, de paix, d'affection.

    C'est l'un des intérêts des massages relaxants (type Californien) durant les jeûnes, de même que des écoutes musicales choisies,

    ou des parfums d'huiles essentielles très pures diffusées dans l'atmosphère.

    d) LE PLAN MENTAL (aussi appelé intellect)

    II est bien moins concerné par le jeûne. Ne se « nourrissant » que très peu durant les repas, il a peu de frustrations à subir. Toutefois, il est absolument associé à tous les mouvements de nos émotions. Comment concevoir en effet une émotion sans une pensée l'accompagnant, un désir sans son inséparable « sous-titre » du mental, un sentiment sans son « commentaire » cérébral !

  • Il convient donc d'être vigilant au cours du jeûne moyen ou long, et de surveiller les confusions, radotages, ou autres cultures de pensées négatives polluantes. Par contre, lorsque ce plan est «correctement géré», c'est l'outil d'accès parfait aux grandes intuitions. Bien des inventions et des expériences d'extrême lucidité ont été réalisées en cours de jeûnes.

    Il pourra être agréable aux lecteurs sensibles à ces plans des «pollutions subtiles» de méditer ce petit texte et d'y puiser des forces :

    Cœur de l'hiver,
    chœur du silence,
    obscure intériorisation
    où la crèche du cœur accueille la Vie neuve.
    Fécondée de l'Esprit,
    l'utérine chapelle des poitrines nues
    abrite l'enfant-roi qu'annoncent les prophètes.

    Ni le froid ni la peur n 'auront raison de Lui.
    Cœur de l'hiver,
    chœur du silence,
    obscure intériorisation
    l'alchimique humus prépare le printemps.
    Mikaël ! Mikaël ! Prince de la Lumière !
    Mikaël défenseur et du soleil Archange !
    protège notre hiver et garde-nous des ombres
    où le mental s'égare et la pensée naufrage !
    Cœur de l'hiver,
    chœur du silence :
    précieuse retraite où la conscience plonge au creuset du présent qu 'inonde la Lumière !
  •  
  • e) LE PLAN SPIRITUEL : « Jeûnez et priez ».
  • Ce plan est celui de notre intériorité la plus intime, le plan qui nourrit notre idéal et le domaine de la métaphysique. Il correspond, lorsqu'il s'épanouit durant le jeûne ou les longues mono diètes (cures de raisins par exemple),

    162

    à une expérience appelée aujourd'hui «transpersonnelle». Évoquons simplement ici que si les textes bibliques invitent les apôtres à «jeûner et prier», il n'est pas anodin de ne pas lire «jeûner ou prier». Associant les deux pratiques, le jeûne se spiritualise et devient école de transparence, purification complète du corps, de l'âme et de l'esprit. Développer ce sujet fera l'objet d'une autre publication.

  • j) CURES SAISONNIÈRES ET MONODIÈTES
  • représentent l'équivalent des bénéfices que pourrait apporter le jeûne, mais très en... douceur! Rares sont les personnes disposées à jeûner à notre époque. Le contexte s'y prête mal il est vrai (rythme de vie, pollutions, promiscuité, stress, désinformation), et les motivations manquent. Nous savons aussi que le jeûne véritable, au-delà de 24 heures à trois jours, peut mobiliser tant de déchets métaboliques et générer tant de «crises curatives» - parfois spectaculaires - qu'il est sage de pratiquer dans un cadre approprié, et accompagné par un praticien rompu à ces méthodes.

    Nos cures travaillent en souplesse. Peu de réactions à craindre donc, en respectant bien les limites conseillées pour chaque cure. Avec le temps, vous connaissant mieux, physiologique-ment et psychologiquement, il ne vous sera pas impossible de moduler plus individuellement vos périodes de désintoxication-désintoxination. Les changements de saison accueillent parfaitement ce type de «grand nettoyage de printemps», aussi utile après les fêtes hivernales que celles de l'été.137> ' 105

    Toute difficulté de pratique ou réaction difficile à gérer doit impérativement vous faire consulter.

  • Joyeux appétit et bonnes cures !
  • (page 163)


     

  • INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
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    14. Manuel de diététique, Dr. J. Lederer, Ed. Maloine, 1981.
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    73. Appareils correcteurs et doc.scientifique, Labo. Vital Système, 27 cité Albert 1er, 65100 Lourdes.
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